Recouvrant un tiers du territoire, les forêts sont une composante majeure de l’espace rural et des paysages de la Wallonie. L’évolution de la physionomie des forêts conditionne leur aptitude à remplir différentes fonctions : production de bois, régulation du cycle du carbone, conservation de la biodiversité, protection de l’eau et des sols, contribution aux activités récréatives et culturelles...
Augmentation des superficies forestières dédiées aux affectations non productives
En 2019 (année centrale de la période de mesures 2015 - 2023)[1], la forêt wallonne s’étendait sur 557 300 ha, soit un tiers du territoire wallon. Elle était composée de 468 000 ha de superficies productives[2] (84 %) et 89 300 ha de superficies non productives[3] (16 %). La superficie forestière totale a augmenté entre les années de référence 1981 et 2019 (+ 19 600 ha, soit 3,6 % d'augmentation). Pourtant, sur la même période, les superficies productives se sont réduites de 26 000 ha. Cette diminution a donc été contrebalancée par une augmentation des superficies non productives dont l’étendue a doublé entre 1981 et 2019 (+ 45 600 ha, soit + 104,3 %).
Superficies forestières en Wallonie
* Les années 1981, 2001, 2012, 2016 et 2019 constituent les années centrales de différentes périodes de mesures de l'Inventaire permanent des ressources forestières de Wallonie (IPRFW).
** Une superficie forestière est considérée comme productive dès que du bois y est produit, sans présager de l’usage qui en sera fait (les réserves intégrales en forêt sont par exemple considérées comme des superficies productives). Cela concerne les peuplements forestiers mais aussi les trouées et les mises à blanc qui constituent un état de transition limité dans le temps entre deux périodes de production.
*** Les superficies non productives correspondent à des affectations non productives telles que les zones de stockage, les gagnages, les coupe-feux, les voiries forestières, les étangs, les terrains dits incultes, les landes, les fagnes...
* Les années 1981, 2001, 2012, 2016 et 2019 constituent les années centrales de différentes périodes de mesures de l'Inventaire permanent des ressources forestières de Wallonie (IPRFW).
** Une superficie forestière est considérée comme productive dès que du bois y est produit, sans présager de l’usage qui en sera fait (les réserves intégrales en forêt sont par exemple considérées comme des superficies productives). Cela concerne les peuplements forestiers mais aussi les trouées et les mises à blanc qui constituent un état de transition limité dans le temps entre deux périodes de production.
*** Les superficies non productives correspondent à des affectations non productives telles que les zones de stockage, les gagnages, les coupe-feux, les voiries forestières, les étangs, les terrains dits incultes, les landes, les fagnes...
Diminution des peuplements résineux, en particulier pour l'épicéa
Selon le décret du 15/07/2008 relatif au Code forestier q, le développement durable des bois et forêts implique le maintien d’un équilibre entre les peuplements résineux et les peuplements feuillus. En 1981, les peuplements feuillus (avec 247 900 ha) et les peuplements résineux (avec 246 100 ha) représentaient chacun 50 % de la superficie de la forêt productive ; en 2019, les peuplements feuillus recouvraient 56,2 % (262 900 ha) et les peuplements résineux 41,5 % (194 400 ha), le solde étant composé de mises à blanc (2,3 %).
La diminution des superficies des peuplements résineux (- 21 % entre 1981 et 2019) est majoritairement due au recul des pessières (peuplements d'épicéas) qui ont perdu 78 650 ha sur la période, soit 40,6 % de leur superficie. Ce recul s’explique principalement par les vagues d’exploitation de peuplements arrivés à maturité et l’évolution des pratiques sylvicoles suivant laquelle les gestionnaires forestiers ne replantent pas nécessairement cette essence q. L'évolution des pratiques sylvicoles est notamment liée à la sensibilité grandissante de l'épicéa face aux perturbations climatiques globales(a). À noter que le recul des épicéas a en partie été compensé par le développement d’autres essences résineuses telles que le douglas. En 2019, l'épicéa restait néanmoins l’essence la plus largement répandue en forêt wallonne, couvrant 115 200 ha soit 24,6 % de la superficie de la forêt productive.
En ce qui concerne les peuplements feuillus, leur évolution a été de moins grande ampleur (+ 6,1 % entre 1981 et 2019). Sur cette période, l'évolution la plus importante concerne la superficie de la catégorie des autres peuplements feuillus qui est passée de 30 150 ha à 56 400 ha (soit une augmentation de 87,1 %).
Superficie des différents peuplements de la forêt productive en Wallonie
* Les années 1981, 2001, 2012, 2016 et 2019 constituent les années centrales de différentes périodes de mesures de l'Inventaire permanent des ressources forestières de Wallonie (IPRFW).
** Chêne indigène, hêtre, frêne, érable sycomore, orme, merisier et chêne rouge d’Amérique. Par convention, les peuplements de feuillus nobles correspondent aux peuplements au sein desquels ces essences représentent, seules ou en mélange, plus de 2/3 de la superficie. Les peuplements où le chêne ou le hêtre constituent plus de 2/3 de la superficie sont considérés respectivement dans la catégorie "chênaies" ou "hêtraies".
*** Les mises à blanc sont comptabilisées au sein des différents peuplements à l'exception des années 2016 et 2019.
* Les années 1981, 2001, 2012, 2016 et 2019 constituent les années centrales de différentes périodes de mesures de l'Inventaire permanent des ressources forestières de Wallonie (IPRFW).
** Chêne indigène, hêtre, frêne, érable sycomore, orme, merisier et chêne rouge d’Amérique. Par convention, les peuplements de feuillus nobles correspondent aux peuplements au sein desquels ces essences représentent, seules ou en mélange, plus de 2/3 de la superficie. Les peuplements où le chêne ou le hêtre constituent plus de 2/3 de la superficie sont considérés respectivement dans la catégorie "chênaies" ou "hêtraies".
*** Les mises à blanc sont comptabilisées au sein des différents peuplements à l'exception des années 2016 et 2019.
Plus de feuillus en forêt publique qu’en forêt privée
En 2019[1], dans son ensemble, la forêt wallonne était répartie en 282 200 ha de forêts privées (50,6 %) et 275 100 ha de forêts publiques[4] (49,4 %). En forêt publique, la part des feuillus était supérieure à la part des résineux (142 600 ha de feuillus contre 90 100 ha de résineux) ; en forêt privée, c'était l'inverse (120 300 ha de résineux contre 104 300 ha de feuillus). L'épicéa restait toutefois l'essence la plus représentée tant en forêt publique (50 000 ha, soit 18,2 % de la superficie publique totale) qu'en forêt privée (65 200 ha, soit 23,1 % de la superficie privée totale). Une autre différence notable entre forêt publique et privée concernait les hêtraies, plus représentées en forêt publique : elles couvraient 32 700 ha, soit 11,9 % de la forêt publique contre 10 900 ha, soit 3,9 % de la forêt privée. Toujours en 2019, 14,1 % de la forêt publique et 17,9 % de la forêt privée étaient destinés à des affectations non productives tandis que les surfaces mises à blanc étaient près de 2 fois plus grandes en forêt privée (7 200 ha contre 3 500 ha en forêt publique).
Superficie des différents peuplements forestiers en Wallonie, par types de propriétaire (2019*)
* L’année choisie pour référence (2019) constitue l’année centrale de l'ensemble des campagnes de mesures effectuées de 2015 à 2023 dans le cadre du 2ème cycle de l’Inventaire permanent des ressources forestières de Wallonie (IPRFW) (2008 - 2028).
** Les superficies non productives correspondent à des affectations non productives telles que les zones de stockage, les gagnages, les coupe-feux, les voiries forestières, les étangs, les terrains dits incultes, les landes, les fagnes...
*** Chêne indigène, hêtre, frêne, érable sycomore, orme, merisier et chêne rouge d’Amérique. Par convention, les peuplements de feuillus nobles correspondent aux peuplements au sein desquels ces essences représentent, seules ou en mélange, plus de 2/3 de la superficie. Les peuplements où le chêne ou le hêtre constituent plus de 2/3 de la superficie sont considérés respectivement dans la catégorie "chênaies" ou "hêtraies".
* L’année choisie pour référence (2019) constitue l’année centrale de l'ensemble des campagnes de mesures effectuées de 2015 à 2023 dans le cadre du 2ème cycle de l’Inventaire permanent des ressources forestières de Wallonie (IPRFW) (2008 - 2028).
** Les superficies non productives correspondent à des affectations non productives telles que les zones de stockage, les gagnages, les coupe-feux, les voiries forestières, les étangs, les terrains dits incultes, les landes, les fagnes...
*** Chêne indigène, hêtre, frêne, érable sycomore, orme, merisier et chêne rouge d’Amérique. Par convention, les peuplements de feuillus nobles correspondent aux peuplements au sein desquels ces essences représentent, seules ou en mélange, plus de 2/3 de la superficie. Les peuplements où le chêne ou le hêtre constituent plus de 2/3 de la superficie sont considérés respectivement dans la catégorie "chênaies" ou "hêtraies".
Une couverture forestière géographiquement très hétérogène
La Wallonie est couverte au tiers par des forêts mais cette couverture présente une grande disparité spatiale. Au nord-ouest, dans les zones bioclimatiques q des Plaines et Vallées Scaldisiennes et du Hesbino-brabançon, la couverture forestière était, en 2019, de 7 à 10 %. Elle y était majoritairement composée de peuplements feuillus. Au sud-est, dans la zone bioclimatique de la Basse et moyenne Ardenne et la zone bioclimatique de la Haute Ardenne, la couverture forestière dépassait les 60 %. Dans cette dernière ainsi que dans la zone bioclimatique de l'Ardenne centro-orientale, la forêt était composée en majorité de peuplements résineux, notamment car ces zones sont plus propices à leur implantation. Cette disparité est due aux conditions pédoclimatiques qui ont favorisé le développement de l’agriculture au nord du sillon Sambre et Meuse et à l’urbanisation plus importante dans cette même partie du territoire.
* L’année choisie pour référence (2019) constitue l’année centrale de l'ensemble des campagnes de mesures effectuées de 2015 à 2023 dans le cadre du 2ème cycle de l’Inventaire permanent des ressources forestières de Wallonie (IPRFW) (2008 - 2028).
** Les superficies non productives correspondent à des affectations non productives telles que les zones de stockage, les gagnages, les coupe-feux, les voiries forestières, les étangs, les terrains dits incultes, les landes, les fagnes...
[1] L'année choisie pour référence (2019) constitue l'année centrale de l'ensemble des campagnes de mesures effectuées de 2015 à 2023 dans le cadre du 2ème cycle de l’Inventaire permanent des ressources forestières de Wallonie (IPRFW) (2008 - 2028).
[2] Une superficie forestière est considérée comme productive dès que du bois y est produit, sans présager de l’usage qui en sera fait (les réserves intégrales en forêt sont par exemple considérées comme des superficies productives). Cela concerne les peuplements forestiers mais aussi les trouées et les mises à blanc qui constituent un état de transition limité dans le temps entre deux périodes de production.
[3] Les superficies non productives correspondent à des affectations non productives telles que les zones de stockage, les gagnages, les coupe-feux, les voiries forestières, les étangs, les terrains dits incultes, les landes, les fagnes...
[4] Forêts appartenant à un propriétaire public (Région wallonne, communes, provinces, CPAS…), de ce fait soumises au régime du Code forestier q et dont la gestion est assurée par le Département de la nature et des forêts (DNF) du SPW ARNE
Évaluation
Évaluation de l'état non réalisable et évaluation de la tendance non réalisable
Pas de référentiel pour l'évaluation.
Pas de référentiel pour l'évaluation.
Évaluation